Allez on attaque fort : premier billet, premier coup d’gueule !
Aujourd’hui je me lève, je déjeune et je regarde les mails arrivés pendant la nuit sur mon superbe Ipod Touch. Entre deux mails sans importance, je trouve un communiqué de presse de Doug Lombardi (VP Marketing de Valve) qui indique la sortie de nouveaux jeux sur Steam :
- Iron Man (Sega)
- Soldier of Fortune: Payback (Activision)
- Monster Jam (Activision)
- History Channel: Battle for the Pacific (Activision)
- Cabela’s Trophy Bucks (Activision)
Là je me dis que suite aux critiques du film Iron Man, je me dois d’essayer le jeu. Ni une, ni deux, je lance Steam et le télécharge. Quelques heures plus tard, le jeu est prêt et je peux enfin le lancer.
Déjà, une bonne surprise : le jeu est disponible en français (j’avais pas fait attention à ça sur la fiche Steam). Ensuite j’enchaîne déception sur déception : il est difficile de « se balader » comme on veut dans les menus (et pour cause, la souris n’est pas utilisable), et j’ai eu du mal à trouver comment personnaliser les commandes clavier.
Après moins d’une heure de jeu, j’ai fini par découvrir le pourquoi du comment : la version PC de ce jeu est une conversion de la version console. L’image suivante en est une bonne preuve :

C’est alors que je décide de regarder combien coûte ce jeu. Et là, je tombe des nues :


Je vois déjà le rictus que forme votre bouche : oui, les européens pigeons ont droit à un bonus de 20$ de plus sur le jeu. Les développeurs ne se donnent pas la peine de modifier l’interface entre la version console et la version pc, donnant à cette interface une impression d’inachevée et l’éditeur espère vendre ce jeu 20$ de plus pour l’Europe ?
Au début on se dit que c’est une erreur, donc on compare les prix US/UE des autres jeux du même éditeur, j’ai nommé Sega. Et là encore, stupéfaction :


Là j’aimerai bien comprendre ce qui motive une telle différence, sachant que le contenu téléchargé quelque soit la version du jeu acheté sera LE MÊME.
Disons-le tout de suite : Valve (l’éditeur de Steam) n’est pas responsable du prix de vente, c’est l’éditeur (en l’occurence Sega) qui le fixe.
Sega prendrait-il les joueurs européens pour des pigeons ? C’est en tout cas ce qu’on pourrait croire.
Bienvenue dans le monde de la dématérialisation du jeu vidéo, bienvenue sur Steam.