Archive de juin, 2008

27 juin 2008

Le démarchage téléphonique…

Il n’existe pas meilleur sujet de polémique que le démarchage téléphonique (en fait si, mais ça casse mon amorce :/). Il nous est tous arrivé d’entendre le téléphone sonner alors que nous étions très occupés, de nous précipiter pour attraper ce maudit combiné avant que le répondeur se déclenche puis de constater avec tristesse que notre interlocuteur essaie de nous vendre un produit qui d’évidence ne nous intéresse pas (j’ai d’ailleurs toujours pas compris leur truc).

Par moment il arrive même qu’une fois le combiné décroché, nous n’ayons pas d’interlocuteur : quelqu’un a répondu plus vite et nous a volé notre désormais ex-futur-vendeur. Vous venez de piquer un sprint, vous avez manqué de vous prendre 2 ou 3 portes (oui, votre maison est grande), tout ça pour décrocher ce £*@$% de téléphone et vous rendre compte que vous avez failli battre Carl Lewis pour rien, puisque personne n’est présent à l’autre bout du fil.

Je précise tout de suite que je n’ai absolument rien contre les employés dont le travail consiste à tenter de convaincre monsieur tout le monde de devenir client de l’entreprise qu’il représente. J’ai au contraire un grand respect pour eux : leur travail est dur (pas facile de se faire envoyer ballader 20 fois par jour), stressant (voix fluette : « si vous accrochez x personnes, vous aurez un super bonus »), et mal payé.

Ceci étant dit, j’ai beau les respecter dans mon esprit, il y a des moments où mon esprit ne contrôle plus ce qui sort de ma bouche. Et oui, quand la société XYZ vous propose de rénover vos fenêtres alors que vous êtes en train de faire des annabacs de Maths/Physique/Chimie, le premier réflexe est de trouver tous les moyens possibles pour écourter l’appel.
C’est sur ce sujet que j’ai beaucoup réfléchi au cours des derniers mois, et j’ai pu dégager quatre types de réactions possibles :

  • Raccrocher simplement. Cette réaction ne convient pas car elle est trop directe et met en évidence un manque total de respect envers votre correspondant.
  • Le coup du « je ne suis pas intéressé ». Il s’agit de la réaction qui pour moi reste préférable. Bien introduite par un « Excusez-moi Madame/Monsieur, je ne veux pas vous faire perdre votre temps », elle passe comme une lettre à la poste.
  • La méthode « j’ai pas l’temps ». A éviter absolument si vous ne souhaiter pas que votre correspondant vous rappelle ultérieurement : après avoir prononcé l’expression clef, on cherchera absolument à trouver une nouvelle disponibilité pour que cette fois-ci, vous ayez le temps.
  • Le baratinage. Si vous vous sentez prêt à mentir (bouh, c’est pas bien) pour espérer réduire au maximum la durée de la conversation, alors cette méthode vous conviendra.

Étant sans arrêt sollicité au téléphone, j’ai peu à peu céder aux sirènes de la quatrième réaction : le baratinage. Quelques exemples retranscrits pour commencer :

  • Hotliner : Bonjour M. X, nous souhaitons vous annoncer que vous et votre femme avez été tiré au sort et avez remporté une invitation pour une exposition qui aura lieu dans l’hôtel Y de votre ville.
    Moi : Bonjour et merci monsieur. Ma femme est décédée il y a trois mois, et je n’ai pas eu la force de retrouver quelqu’un. Je ne pourrai donc pas venir.
    Hotliner : (sans voix)
    Moi : Passez une bonne journée.
  • Hotliner : Bonjour M. X, je suis Mme Y de la société ABCD. Nous réalisons actuellement une enquête sur les impôts : souhaitez-vous payer moins d’impôts ?
    Moi : Bonjour Mme. Je vous arrête tout de suite, je ne paie actuellement pas d’impôts donc je suis dans l’impossibilité de répondre à votre enquête.
    Hotliner : Passez un bon après-midi M.
    Moi : Vous de même.

Après avoir baratiné pour la première fois, on se sent tout content d’avoir réussi à sortir une connerie au téléphone. C’est d’ailleurs toujours très marrant de ressortir vos exploits dans les conversations que vous avez avec vos amis. Mais attention, faites très attention dans vos explications si vous voulez avoir l’air un minimum crédible :

  • Hotliner : Bonjour M. X, je m’appelle Mme Y de la société ABCD. Nous interrogeons en ce moment un panel de personnes, dont l’âge est compris entre 50 et 65 ans, sur le pouvoir d’achat.
    Moi, avec une voix grave : Bonjour Mme. Je vous arrête tout de suite : j’ai actuellement… euh… 62 ans et par conséquent je ne rentre pas dans le cadre de votre enquête.
    Hotliner : Hum ?
    Moi, réalisant ma bêtise : Euh… Excusez-moi je n’ai vraiment pas le temps de répondre à vos questions maintenant. Pouvez-vous rappeler demain vers 9h00 ?
    Hotliner : Certainement.

A vouloir trop réfléchir pour éviter à tout prix d’avoir à répondre à une enquête supplémentaire, j’ai cassé mon argumentation tout seul (Epic fail). Et moins de 10 secondes, je suis passé du statut de sondé potentiel à celui de chieur imbécile… et ça fait mal. Je n’ai d’ailleurs pas été rapelé le lendemain, ni après.
Cet épisode terrible a salement atteint ma dignité ( mais oui, je sais que 50 < 62 < 65) et à partir de ce moment je me suis juré d’oublier cette quatrième méthode… jusqu’à aujourd’hui.

Aujourd’hui 11h35, téléphone : « Ne quittez pas, un correspondant cherche à vous joindre ». Flairant le coup, je raccroche avant de tomber sur quelqu’un (un serveur vocal n’ayant pas de sentiment, je ne risque pas de le blesser dans son amour propre).

12h05, nouveau coup de téléphone : « Ne quittez pas, un correspondant cherche à vous joindre ». Ah, ils m’aiment tellement qu’ils me rappellent me suis-je dit. Dans ma bonté infinie, j’ai décidé de poursuivre l’appel et d’attendre que quelqu’un décroche… pour tomber dans le vide (la personne était là mais ne répondait pas)… du coup j’ai raccroché.

19h35, guess who’s back ? : « Ne quittez pas, un correspondant cherche à vous joindre ». Et là, la moutarde que je mangeais avec mes saucisses m’est montée à la tête et je suis passé d’un état apparemment calme à un état d’énervement suprême. Je voulais quelqu’un me réponde pour lui demander les coordonnées de la boîte, et surtout la procédure à suivre pour ne plus jamais qu’elle me rappelle (oui je sais c’est illusoire, mais pourquoi pas). Et là, rebelote personne ne répond… Ma fureur s’est alors exprimée pendant quelques courtes mais intenses secondes.
Le correspondant qui cherchait à me joindre n’ayant pas l’air si pressé que ça de le faire, j’ai craqué… puis n’ayant pas de réaction à mon craquage (à part un vague « je sens que je vais frapper quelqu’un », à peine audible) j’ai raccroché.

Si cette personne lit un jour cet article, qu’elle sache que je n’ai rien contre elle mais tout contre la société qu’elle représente. D’ailleurs je ne sais toujours pas qui est cette société, et surtout ce qu’elle voulait me vendre !

Tout ça pour dire que plaisanter au téléphone c’est mal, mais craquer une fois de temps en temps ça fait du bien…

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16 juin 2008

Les sujets de philosophie !

Publié par heffebaycay dans Bac 2008,Divers

Et voici les supers sujets de philo auxquels nous avons eu droit cette année :

1er sujet : L’art transforme-t-il notre conscience du réel ?

2ème sujet : Y a-t-il d’autres moyens que la démonstration pour établir une vérité ?

3ème sujet : Explication d’un texte de Schopenhaueur, Le monde comme volonté et comme représentation.

Formidable, non ? :)

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02 juin 2008

Shawn of the Serge

Publié par heffebaycay dans Divers

L’autre jour je discutais avec un pote de sujets très intéressants et qui n’ont pas leur place ici (non, non, j’insiste), quand soudain est arrivé dans la conversation l’information « je me suis remis à écrire ».

Est-ce que c’est parce que le bac approche et qu’il veut s’occuper l’esprit avec autre chose que des Maths, de la Physique/Chimie ou encore de la bio ? Je dirais « pourquoi pas ! », puis « sûrement ! ».

Le fait est qu’il m’avait déjà fait lire certains de ses écrits, et j’avais adoré l’humour. Quand j’ai appris qu’il reprenait, vous comprendrez alors quelle fut ma joie !

Le début de son histoire – intitulée « Shawn of the Serge » – se trouve sur son blog. En voici un petit extrait :

Mais si, armé d’un marteau et d’un burin, on décroche la crasse, après s’être assuré qu’elle n’ait plus rien de vivant, on peut enfin remarquer en jetant un regard par la fenêtre que tous les clients et que même le tavernier se rassemblent autour d’une table occupée par un homme encapuchonné, à l’air sinistre. D’ailleurs, en observant de plus ou moins loin la mine des clients, on aurait tendance à aller récupérer le plus vite possible le regard jeté à l’intérieur, de peur de ne jamais le revoir, sinon sur un étalage de marché au puces, au rabais…

Personnellement, j’attends avec impatience la suite…. Allez, au travail monsieur l’auteur !

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